Il allume une cigarette, sa voiture remplie de bombes aérosol explose

Un accident rare est survenu dans le village lotois de Prayssac, lundi en fin de matinée. Il était 11 heures lorsqu’une voiture a explosé sur le boulevard de la Paix, rapporte La Dépêche du Midi. Son conducteur a été gravement blessé, notamment aux tympans, et souffre de brûlures. Cet homme de 45 ans a dû être évacué vers l’hôpital de Cahors.

Il s’agit d’un représentant de commerce qui venait de faire essayer à un client un produit pour l’étanchéité des soudures. Celui-ci est contenu dans des bombes aérosols. Au moment de repartir, le quadragénaire s’est allumé une cigarette, ce qui a provoqué l’explosion. Une enquête de gendarmerie a été ouverte.

Selon le quotidien régional, deux hypothèses peuvent expliquer l’accident : une fuite sur l’une des bombes aérosol présentes dans le coffre, ou l’accumulation de gaz dans l’habitacle pendant l’essai réalisé par le commercial.

Un plombier meurt d’un cancer de l’amiante : sa veuve réclame une condamnation de l’entreprise

La veuve d’un plombier de Bertric-Burée, mort en 2015 d’un cancer des poumons, poursuivait l’employeur de son mari ce jeudi devant le tribunal des affaires de sécurité sociale de Périgueux. La maladie professionnelle de ce plombier-chauffagiste a déjà été reconnue pour son exposition à l’amiante.

Une quarantaine de militants du CERADER (le collectif pour l’élimination rapide de l’amiante et la défense des exposés aux risques) ont accompagné ce jeudi la veuve d’un plombier-chauffagiste du Ribéracois, employé pendant 24 ans d’une entreprise de St-Amand de Montmoreau en Charente, mort à 55 ans d’une exposition prolongée à l’amiante.

La maladie professionnelle de cet ouvrier décédé en novembre 2015 a été reconnue par la Sécurité sociale, 18 mois après la découverte de son cancer des bronches, mais sa veuve et ses trois filles demandent la condamnation de l’employeur pour faute inexcusable.Cette condamnation permettrait à l’épouse de toucher la totalité de sa retraite, mais elle veut surtout poursuivre son combat.

« Il voulait que la faute de son employeur soit vraiment reconnue » – Béatrice, la veuve de l’ouvrier chauffagiste

Pour le CERADER, cette condamnation pour faute inexcusable, c’est aussi la garantie que cet employeur (une PME d’une quinzaine de salariés) prendra des mesures de sécurité.

« Notre but, c’est que l’employeur prenne des précautions pour éviter d’autres pathologies et d’autres morts » – René Vincent président du CERADER.

Le tribunal des affaires de sécurité sociale de Périgueux rendra son jugement dans six semaines : le 8 novembre prochain.